Aucun essai thérapeutique contrôlé n’a été publié.
L’objectif
du traitement est de contrôler les symptômes, enrayer le
plus rapidement possible les poussées et ainsi préserver
au mieux l’intégrité des structures cartilagineuses
afin d’éviter ou de limiter les atteintes respiratoires
et cardiovasculaires qui peuvent engager le pronostic vital.
1 - Approche thérapeutique collégiale :
La PCA est une maladie
systémique complexe dont l’approche thérapeutique
doit être collégiale pour être plus efficace, permettant
de ce fait d’établir au plus tôt le diagnostic et
partant, le traitement le plus précoce des différentes
manifestations cliniques de cette maladie.
Sont concernés
les :
-
Internistes et/ou Rhumatologues : pour
le suivi médical, les prescriptions et pour coordonner
l’intervention des différents spécialistes ;
-
Pneumologues, Cardiologues : pour les bilans annuels de surveillance
;
-
Oto-rhino-laryngologistes,
Ophtalmologistes, Dermatologues, Hématologues,
Neurologues, Néphrologues, Endocrinologues, Psychiatres, Psychologues
: pour les autres spécialistes auxquels le patient peut
avoir recours.
2 - Traitements Médicaux :
- Le traitement
fait appel dans la majorité des cas à la Corticothérapie
- générale en cas de poussées
- à doses plus faibles pour contrôler
la maladie.
- L’administration
orale d’AINS (Anti-Inflammatoires Non Stéroïdiens)
est efficace pour les patients affectés par une forme légère
de la maladie et particulièrement lorsque des poussées
aiguës se manifestent (à condition toutefois qu’une
corticothérapie ne soit pas déjà engagée).
- Les Immunosuppresseurs,
en association avec les AINS et surtout les corticoïdes, sont
indiqués soit d’emblée dans les formes plus
sévères de la maladie, soit pour éviter la
corticodépendance et les complications corticoinduites.
- Les Biothérapies,
qui sont des thérapeutiques innovantes issues de la recherche
dans d’autres maladies auto-immunes, ne sont pas encore validées
dans la PCA, mais constituent une piste intéressante.
- Dapsone Colchicine
- Des thérapeutiques
spécifiques à chaque éventuelle atteinte systémique
(cardiovasculaire, cutanée…) sont associées.
3 - Traitements chirurgicaux :
Les
indications des rares interventions chirurgicales envisagées dans la PCA, sont
toujours bien discutées car elles peuvent poser problème.
Elles
sont indiquées :
A/ pour
remplacer une valve cardiaque (aortique ou mitrale) dans le cas
d’une atteinte sévère ;
B/ opérer
des anévrysmes de l’aorte en fonction de leur taille,
retentissement et évolutivité ;
C/ effectuer
une trachéotomie en urgence (situation exceptionnelle) :
mise en place d’une prothèse endotrachéale
D/ réaliser
une plastie nasale dans certaines conditions.
Le bénéfice
d’un geste chirurgical doit être prudemment évalué par
rapport au risque lié à la fragilité des tissus
opérés, au risque infectieux inhérent à la
maladie qui est plus élevé en cours des poussées,
encore majoré par une corticothérapie au long cours.
4
- Le patient doit accompagner les traitements :
Certaines règles
de vie s’imposent d’elles-mêmes. Il est fortement
recommandé de ne pas fumer car cela peut, entre autres, accroître
les troubles cardio-vasculaires et la fragilité de la trachée
et des poumons.
Par ailleurs, compte
tenu des effets secondaires possibles des médicaments, il faut
parfois modifier certaines habitudes et notamment suivre un régime
(sans sel, sans sucre et pauvre en calories) en raison des corticoïdes
qui favorisent l’hypertension artérielle, le diabète
et entraînent souvent une prise de poids. En effet, il faut faire
attention à ne pas être en surpoids pour soulager les
douleurs articulaires mais aussi pour améliorer l’état
général.
L’information
fournie sur ce site est destinée à faciliter la relation
qui existe entre le patient et son médecin ; pas à la
remplacer