La Polychondrite Chronique Atrophiante

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cartilage

La PCA est une maladie inflammatoire, auto-immune, polyfactorielle probable, d’origine inconnue dont les facteurs déclenchants et la physiopathologie restent à préciser.

 

 

Elle semble résulter de l’agression des propres constituants cartilagineux de l’organisme (qui font partie des antigènes du « soi ») par le système immunitaire, qui est normalement chargé de le défendre.

On assiste donc à une rupture de la « tolérance » de celui-ci. Ce système fonctionne par excès avec production, par les lymphocytes B « auto-réactifs », d’auto-anticorps dirigés contre les propres constituants cartilagineux de l’organisme et activation de populations de   lymphocytes T « auto-réactifs » impliqués dans la  réaction inflammatoire et les lésions tissulaires.

Comme dans bon nombre de maladies auto-immunes, une interaction entre ces deux populations de lymphocytes dits « auto-réactifs » est mise en jeu.

I C’est une maladie AUTO-IMMUNE

Plusieurs facteurs renforcent cette hypothèse :

1/ L’existence dans 30% des cas de maladies auto-immunes associées

2/ L’existence, parfois, d’antécédents de maladies auto-immunes dans les ascendants ou la fratrie

3/ La découverte chez certains patients d’anticorps dirigés contre les protéines de la matrice du cartilage (anticorps anti-collagène de type II, IX et XI et anticorps anti-matriline)

4/ La présence de dépôts de complexes immuns au niveau des lésions chondritiques

5/ La mise en évidence d'une réponse lymphocytaire T spécifique du collagène de type II

6/ La possibilité de reproduire la maladie chez la souris après immunisation par le collagène de type II

7/ L’efficacité des traitements par corticoïdes

 

II C’est une maladie INFLAMMATOIRE

Comme pour toutes les pathologies auto-immunes, la réaction initiale à une agression tissulaire est de type inflammatoire, sous-tendue par une cascade d’évènements amplifiant la réponse en excès du système immunitaire qui se retourne contre les propres constituants de l’organisme.

Dans la PCA ce sont les tissus cartilagineux qui sont la cible et le siège de lésions inflammatoires avec pour corollaires cliniques : douleur, rougeur et parfois gonflement.

 

III C’est une maladie POLYFACTORIELLE 

1/ Il existe des facteurs génétiques, en fait des gènes de susceptibilité impliqués dans la réponse du système immunitaire. Mais ce n’est pas une maladie héréditaire. Ceci explique les cas familiaux, cependant rares, retrouvés. Ces gènes étant présents chez des individus indemnes de maladie, ils ne peuvent à eux seuls déclencher la PCA. Les gènes impliqués font partie du système majeur d’histocompatibilité (CMH) et concernent les antigènes HLA (Human Leucocyte Antigen) de classe II qui sont des protéines de surface portées par les globules blancs. L’association de la PCA avec certains de ces antigènes HLA a été rapportée.

2/ Des facteurs psychologiques en tant que facteurs déclenchants de poussées mais sans relation causale directe peuvent être discutés lors d’une poussée de PCA qui suit un deuil, une intervention chirurgicale, un état dépressif ou tout autre traumatisme affectif.

3/ Des facteurs hormonaux, infectieux ou autres facteurs environnementaux (toxiques, médicaments…) restent à préciser ou à identifier.

 

IV La PCA peut dans de rares cas être induite par (ou associée à) une hémopathie (maladie du sang)

Ainsi, elle peut précéder (plus rarement suivre) l’installation d’une maladie de la moëlle osseuse (Syndrome Myélodysplasique) surtout chez l’homme à partir de 60 ans.

CONCLUSION

Beaucoup d’inconnues subsistent en ce qui concerne :

  1. l’agent causal initial responsable de la réponse immunitaire anormale
  2. la balance exacte entre le rôle des lymphocytes B et T
  3. l’influence des différents facteurs déclenchants...

Seule la recherche fondamentale et les progrès dans la connaissance de la physiopathologie de la PCA, ainsi que les progrès dans la connaissance des pathologies auto-immunes, permettront de comprendre et donc d’espérer une thérapeutique plus ciblée et plus efficace.

 
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